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Mercredi 10 mai 2006 3 10 /05 /Mai /2006 16:42
Je suis rentrée à Kolkata hier en avion : un coucou à hélices pas plus grand qu'un bus ! Un peu effrayant mais finalement, ça vole aussi très bien ces engins-là ! (voyez la photo, je l'ai prise du dernier rang...)
Aujourd'hui, j'avoue, j'ai eu la flemme de me lever à 6h pour être au rendez-vous des bénévoles à 7h à la Mother House... Après tout, je suis en vacances, non ? Du coup, je me suis levée tard (8h), j'ai pris mon petit-déjeuner (tchai : thé sucré au lait, et toasts beurrés) au Blu e Sky Café, comme d'habitude, en lisant le Times of India et le Telegraph, comme d'habitude. C'est fou comme même à l'autre bout du monde, on prend très facilement des habitudes ! J'y ai retrouvé par hasard un Israëlien avec qui j'ai fait le trajet en jeep hier de Darjeeling à Siliguri (3h) avant d'attraper mon avion. Lui prenait le train de nuit et là, je ne regrette pas de m'être offert le vol puisqu'il a passé une nuit épouvantable dans le train car il y avait deux fois plus de personnes que de places disponibles !
Je suis allée faire quelques photocopies stratégiques de mon guide du Routard (j'ai déjà celles du Lonely Planet en poche) afin de ne pas me trimbaler le bouquin toute la journée et suis partie, mains dans les poches donc, vers l'Office du tourisme pour obtenir la permission de visiter le Marble Palace. Eh oui, c'est comme ça. C'est gratuit mais il faut une autorisation officielle.
En chemin, un vieil Indien agréable m'accoste et me guide vers l'Office du tourisme. Il me propose ensuite de prendre un thé dans un bar perché au premier étage d'un immeuble. Il a l'air sympa mais tout de même, je me méfie un peu... Mais non, en fait, il est vraiment très gentil et nous discutons longuement de nos familles respectives. Bon, quand même, au bout d'un moment, il me dit que ce serait super si je lui donnais 100 roupies pour acheter des médicaments pour sa fille malade qui a mon âge... Je me disais aussi... Mais comme, je ne sais pas pourquoi car ce n'est pas mon genre, je crois à son histoire, je lui donne les 100 roupies. Après tout, ça ne fait que 2 euros... Et puis on a échangé nos adr esses, il m'a promis qu'il m'écrirait et m'a promis également de m'envoyer un taxi dimanche matin à 5h car je dois être à l'aéroport à 6h et je ne savais pas trop comment faire... Là, j'avoue, je ne suis pas du tout sûre de voir un taxi devant la porte de mon hôtel dimanche matin, donc je vais assurer mes arrières, mais bon, on ne sait jamais, dans ce pays, tout peut arriver !
Je quitte George (c'est son nom) et prend le métro jusqu'au Marble Palace, au milieu de nulle part au nord de la ville. Je visite en suivant un guide ultra speed (this way madam, this way !) et qui fait la gueule car je ne lui donne que 20 roupies de pourboire en sortant. Désolée, gars, mais fallait être plus performant pour la visite ! Non mais !
Je cherche ensuite à me rendre à la Tagore House, la maison d'un très célèbre ancien poète de Kolkata (bon d'accord, moi non plus, je ne le connaissais pas avant de venir ici !). Un gars me demande de le prendre en photo, m'offre un thé dans la rue, puis me demande de prendre un à un en photo tous les commerçants de la rue ! C'est plutôt rigolo et je m'exécute. Tout le monde s'amuse, c'est très sympathique. D'autant que lui ne me demande rien du tout en échange...
Évidemment, je mets une demi-heure à trouver la Tagore House voisine pour finalement m'entendre dire qu'aujourd'hui c'est fermé. Fermé ? Mais pourquoi ? Dans mon guide, c'est marqué que c'est ouvert le mercredi !! Dépitée, je reprends le métro jusqu'à Park Street (4 Rs, pour mémoire 1 euro = 50 Rs) et vais directement au Kati Roll Center me régaler, debout dans la rue, d'un veg and egg roll comme l'autre fois (voir photo) : une sorte de délicieuse crêpe avec vegetables et egg et piment et sauce tomate et curry et je ne sais pas trop quoi encore mais, bref, c'est succulent et j'y retournerai encore et encore !! Et tout ça pour 17 Rs !!!
Je fais une pause à l'hotel pour écrire quelques cartes postales que j'ai enfin dénichées grâce à George (elles sont horribles, pardon d'avance à ceux qui les recevront !), puis vais à la poste pour acheter des timbres. Évidemment, ils n'ont pas de colle, donc je dois ressortir acheter de la colle dans la rue pour pouvoir coller mes timbres et poster mes cartes... gggrrrrrrrrrrrr !
Et puis, comme ça faisait longtemps que ça ne m'était pas arrivé, je me suis accordé un après-midi shopping au New Market, pas très loin de l'hotel, LE marché de Kolkata où l'on trouve absolument tout paraît-il. Effectivement, c'est folklo, comme tous les marchés d'ailleurs. Je fais quelques emplettes intéressantes (bananes salées et poivrées, pâte de mangue, sacs kitsch...) puis rentre à l'hôtel poser tout ça avant de ressortir dîner.
Demain, c'est jeudi, jour de repos pour les bénévoles de la Mother House. Ce sera donc encore une pleine journée de visite pour moi !
Par Adeline - Publié dans : ade-en-asie
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Lundi 8 mai 2006 1 08 /05 /Mai /2006 09:41
Aujourd'hui, on vote dans toutes les villes de montagne du nord Bengale, donc à Darjeeling. Et le même phénomène que lors des élections à Kolkata se reproduit : tout est fermé !! C'est vraiment incroyable. Les élections, c'est comme un jour férié ici. Toutes les boutiques sont fermées, les musées et autres curiosités également, et tous les transports sont réquisitionnés pour emmener les gens jusqu'aux bureaux de vote. Moi qui voulais faire quelques emplettes, c'est raté. En plus, il pleut. Du coup, nous errons dans les rues quasi désertes et en profitons pour nous reposer de nos 5 jours de trek. Heureusement, les cafés internet et les quelques restos de la ville ne sont pas fermés, eux ! Du coup, Maria et moi prenons un énorme brunch avec scramble eggs et croissants chez Glennary's, la pâtisserie à l'occidentale de Darjeeling (voir photo). Succulent !
Par Adeline - Publié dans : ade-en-asie
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Lundi 8 mai 2006 1 08 /05 /Mai /2006 09:39
Me voilà donc de retour à Darjeeling après 5 jours de trek au nord de Darjeeling.
Nous sommes partis mercredi matin à 7h, avec Kishu, le guide, Maria, deux japonaises Yoshi et Satchi, et Caroline, une autre Hollandaise, plus âgée mais tres drôle. Direction Maneybanyang où commence le parc national de Singalila. Là nous retrouvons Utom, le guide qui poursuivra le trek avec nous après le depart des japonaises.
On commence par une montée assez longue et plutôt difficile de 3 km, éprouvant ! Surtout qu'il fait encore très chaud (ça ne durera pas !). Déjeuner dans un refuge juste à la frontière népalaise, le brouillard s'est installé et on ne voit plus rien à 3 metres, c'est impressionnant ! Nous passons la nuit à Tumling, côté népalais, dans un refuge charmant tenu par une famille très accueillante. French fries pour le dîner, si, si !! Nous sommes 5 filles et dormons dans un immense dortoir rien pour nous, quelle rigolade !
Le lendemain est le jour le plus dur : 7 heures de marche intensive nous attendent avec, tout à la fin, une gigantesque montée de 3 km, interminable !! Caroline a abandonné car le rythme est vraiment soutenu. Elle redescend avec un troisième guide venu la chercher. Nous arrivons à Sandakphu, à 3600 mètres d'altitude. Le temps est très très froid, il pleut et il y a un vent de dingue. Nous sommes gelées !! Nous dormons toutes les quatre dans la même chambre avec cheminée et en profitons pour nous réchauffer, ou tenter de le faire, auprès du feu car la température extérieure doit frôler les 8-10 degrés à peine, le vent passe dans la chambre, et il n'y a évidemment pas de chauffage, ni d'électricité... ni d'eau chaude... ni d'eau tout court d'ailleurs. Cette fois encore, pas de douche, rien du tout !! Hier c'était deja le cas, ça commence à être dur...
Le troisième jour, lever a 4h30 pour voir se lever le soleil sur les sommets de l'Himalaya. Le temps est dégagé à cette heure matinale. Il y a toujours un vent de dingue et l'on peut apercevoir, juste en face de nous, le Kanchendjonga, côté indien, troisième sommet le plus haut du monde, et à gauche, côte népalais et plus éloignés, l'Everest, le Lhotse et le Macalu. C'est fantastique ! ça vaut vraiment le coup de venir jusqu'ici se geler !
Petit dejeuner de noodle soup, puis on quitte les japonaises pour poursuivre notre trek, Maria et moi, avec notre guide Utom. On voulait aller jusqu'à Phalut, un refuge à environ 7h de marche situé encore plus près du Kanchendjonga, mais les guides le déconseillent fortement car il fait encore plus froid qu'à Sandakphu et il paraît que plusieurs vitres sont cassées dans l'unique dortoir là-bas... On hésite et finalement, on opte pour le côté raisonnable et on bifurque à mi-parcours vers Molley, un refuge plus protégé et plus près. Du coup, on y arrive juste pour déjeuner, déjeuner fait de pommes de terre bouillies et d'œufs durs qu'on avait emportés !
On se gèle tout l'après-midi, excepté pour le thé et le dîner que l'on passe dans la kitchen auprès du feu. Dîner comme d'habitude : riz, dal (lentilles en sauce) et vegetables. On commence à saturer de cet unique menu des montagnes ! Heureusement, on a emporté quelques biscuits dont on se gave après les repas en guise de dessert...
Encore une nuit très très froide et sans chauffage, ni électricité, ni eau... L e monde moderne semble bien loin...
Le quatrième jour, du coup, la route est courte. En plus, nous descendons, donc c'est très facile. Nous traversons une forêt de pins et de bambous, puis descendons la montagne en croisant çà et là quelques maisons perdues au milieu de nulle part. Pause déjeuner très agréable (même si le menu est encore une fois identique) dans le jardin d'une famille sympathique, puis nous repartons pour arriver à Siri Khola, où nous passerons la nuit. Le refuge est au bord d'une rivière, nous en profitons pour aller y tremper nos pieds... et les laver un peu par la même occasion, car notre dernière douche et possibilité de se laver remonte à... 3 jours maintenant...
Juste avant de se coucher, j'aperçois une énooorme araignée sur le mur de la chambre. On la tue (enfin, Maria la tue...), mais on n'est pas rassurées pour autant et la nuit est encore une fois difficile, même si beaucoup moins froide car nous sommes bien moins haut maintenant.
Cinquième et dernier jour, nous partons pour Rimbik, à 3h de marche, où nous déjeunons avant de repartir en jeep, le moyen de transport local (le seul possible vu l'état des routes), vers Darjeeling.
Au final, nous sommes ravies des deux premiers jours de trek car l'ambiance avec les deux Japonaises était excellente et les paysages superbes, et un peu déçues par les trois derniers jours car nous avons peu marché, le temps était bouché et très froid, et nous aurions aisément pu écourter d'un ou deux jours ou voir plus de sites en marchant plus...
Nous sommes rentrées fatiguées et encrassées à Darjeeling hier en fin d'après-midi. Retour au même hôtel qu'au départ, au sommet de la ville. Mais comme il n'y a plus de chambre disponible, la dame charmante qui tient la guesthouse nous propose de dormir dans la partie "private" où elle a une chambre de secours très confortable toujours prête à accueillir des invités. C'est décidément très gentil de sa part et, en plus, comme elle sait que nous revenons d'un trek, l'eau chaude est immédiatement disponible ! Nous prenons donc avec régal une douche revigorante et bien méritée.
Après avoir passé 5 jours sans eau ni électricité, en dînant de riz cuit au feu de bois, à la lueur d'une bougie, rien de tel que le confort du monde moderne tout de même ! Il est finalement bien difficile de s'en passer !
Par Adeline - Publié dans : ade-en-asie
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Dimanche 30 avril 2006 7 30 /04 /Avr /2006 09:36
Aujourd'hui, c'est grasse matinée et glandouille. Je retrouve Maria en fin d'après-midi et à 19h, nous partons pour 12h de bus puis un autre pour encore 3h30 direction Darjeeling, à environ 750 km au nord de Kolkata. ça va être long !
Par Adeline - Publié dans : ade-en-asie
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Dimanche 30 avril 2006 7 30 /04 /Avr /2006 09:32
Lever à 5h45 pour ma première journée de bénévolat chez les sœurs missionnaires de la Charité. Très bonne nuit, cet hôtel est décidément très bien. Je vais sous la douche et là, pas d'eau. Je réveille donc le gars qui dort dans le couloir juste devant ma porte pour qu'il rebranche l'eau, sorry thanks !
Comme tous les bénévoles, j'ai rendez-vous à 7h pour petit-déjeuner à la Mother House, à environ 20 mn à pied du quartier des guest houses. Évidemment, comme rien n'est indiqué sur mon plan, je me trompe de route, mais deux Indiens me remettent dans le droit chemin et j'arrive à l'heure. Je retrouve Maria qui, elle, a eu le courage de se lever une heure plus tôt pour aller à la messe à... 6h. Thé au lait et brioche avalés, le départ est donné pour les différents centres de bénévoles. La majorité choisissent celui des mourants. Dans le mien, Shanti Dan, consacré à des femmes anciennes prostituées et ayant fait de la prison, nous sommes... deux : moi et une autre Française, Anne-C, bénévole depuis déjà une semaine. ça tombe bien : elle m'explique comment ça fonctionne car personne n'est là pour nous guider, c'est un peu la débrouille. Normalement, il y a une troisième Française bénévole à Shanti Dan, mais elle n'est pas là aujourd'hui. Nous partons donc toutes les deux en bus vers le centre. Heureusement qu'Anne-C est là car je ne vois pas comment j'aurais pu trouver le chemin toute seule la première fois ! Le centre est situé à 15 mn de bus et 10 mn à pied de la Mother House.
Nous arrivons vers 8h au centre, un bâtiment carré avec un étage qui accueille environ 200 femmes. Ces femmes viennent pour la plupart du Bangladesh voisin, elles ont été envoyées à Kolkata et prostituées malgré elles ; la plupart, voire beaucoup, sont un peu folles, certaines sont handicapées physiques également. Elles sont plutôt calmes car, je suppose, abruties par les médicaments qu'on leur donne. Les plus jeunes doivent avoir environ 25 ans et les plus âgées finiront leurs jours ici... Le centre est dirigé par une sœur indienne dont j'ai oublié le nom, qui s'occupe de tout avec une autre sœur et les "massi", des femmes dont on ne sait pas très bien si elles ont aussi été accueillies ici ou si c'est leur métier... Le seul moyen pour nous de les reconnaître, c'est par leurs vêtements : les massi portent des saris, les autres femmes un peu tout et n'importe quoi...
Nous commençons par aider à la lessive : dehors se trouvent plusieurs baquets dans lesquels passe le linge. Nous rinçons, passons au baquet suivant, je suis trempée mais c'est assez drôle. Les femmes du centre participent à la lessive. En fait, toutes (sauf celles qui sont trop atteintes mentalement) participent à la vie quotidienne du centre et s'entraident. La lessive terminée, nous montons à l'étage, vernis à ongles et crèmes sous le bras. Les femmes sont ravies de nous voir et toutes veulent qu'on leur mettent du vernis ou qu'on leur passe de la crème sur les mains ou les pieds. Je m'attèle au vernis et m'en sors finalement pas trop mal. ça n'arrête pas ! Le contact est assez facile et sympa avec ces femmes. Évidemment, on ne se comprend pas puisque très très peu parlent anglais, mais elles nous parlent, on répond en français et s'instaure une sorte de dialogue étrange où on a l'impression de communiquer sans vraiment le faire finalement... C'est assez marrant car la plupart nous parlent comme si elles pensaient qu'on les comprenait et ne paraissent jamais déçues de ne pas avoir de réponse dans leur langue. L'une d'elles vient pour du vernis... sur une main seulement puisqu'il lui manque un bras... C'est assez bizarre de se trouver au milieu de toutes ces femmes cinglées. D'autant qu'on ne sait pas du tout quel est leur degré de handicap. Certaines semblent à peu près normales (une femme qui parle anglais nous raconte notamment qu'elle a perdu son mari et a un fils de 24 ans qui vit avec la sœur de son mari. Pourquoi est-elle là ? Elle ne le dit pas), d'autres paraissent absentes et errent sans but ou traînent dans un coin (une vieille femme chante, couchée par terre...), d'autres encore viennent nous voir et nous parler, se mettent à rigoler on ne sait pas pourquoi, ont des regards perdus. J'ai l'impression d'être immense au milieu d'elles car toutes sont petites. Le centre accueille et s'occupe de ces femmes, je ne sais pas sur quel critère elles sont admises. En tout cas, elles sont libres de partir ou de rester. Et vu qu'elles sont seules, elles sont certainement mieux ici, où elles sont logees et nourries, qu'à errer dans les rues où elles seraient sûrement incapables de se débrouiller...
À 11h, c'est la pause tchai (thé) avec biscuits insipides mais pas mauvais trempés dans le thé. Puis on retourne faire quelques mains et pieds et vient l'heure du déjeuner. Il y a quatre dortoirs et quatre salles pour déjeuner : deux à l'étage et deux en bas. Aujourd'hui, nous restons en haut. Pour le repas, l'une des sœurs vient avec une massi et installe trois énormes plats devant elle : riz, dal (lentilles en sauce) et une boulette de je ne sais pas trop quoi (tofu ?). Les femmes viennent, gamelles à la main, les plus alertes amenant les plus âgées ou celles qui ont du mal à se déplacer. Elles passent l'une après l'autre devant la sœur et la massi qui les servent à la louche, puis elles vont s'asseoir par terre et mangent, avec les doigts. C'est un spectacle touchant car on sent que certaines mangent par réflexe alors qu'elles ont l'air complètement folles ou si faibles... Nous aidons celles qui ne peuvent pas manger seules, leur donnant cuillère après cuillère... Puis certaines font la vaisselle et essuient, d'autres balayent et nettoient le sol, jonché de grains de riz... Une des femmes n'a plus que la peau sur les os. Je ne sais pas quel âge elle peut avoir mais elle n'est plus toute jeune. Elle a mangé son riz accroupie dans un coin, sans regarder autour d'elle ni communiquer. À la fin, je suis venue l'aider car elle s'endormait à moitié sur son assiette. Puis je lui ai donné à boire et une autre femme l'a emmenée se cou cher. Car après le dejeuner, c'est sieste pour tout le monde et notre mission s'arrête là. Je suis ravie d'avoir choisi ce centre car finalement, le contact passe très bien avec ces femmes et nous rigolons beaucoup, et elles aussi !
Nous reprenons un bus pour rentrer et je déjeune avec Anne-C d'un curry de légumes avant d'aller me doucher et me reposer un peu dans ma chambre. Maria passe et nous décidons de prendre le métro (très moderne et plutôt propre, quel contraste avec le côté crade de la ville !) pour aller visiter le temple de Kali, au sud de la ville. Comme dans tous les temples, c'est kitsch à souhait et les fidèles ont l'air complètement allumés... Nous reprenons le métro vers le nord pour aller sur Howrah Bridge, emblématique de Kolkata. C'est un immense pont suspendu sur lequel passent chaque jour des milliers de voitures et de piétons. Impressionnant ! Dommage, les photos sont interdites (mais j'en ai pris une quand même, non mais !).
Nous rentrons et dînons au Zurich Restaurant où je goûte un excellent poulet tandoori, puis retour à l'hôtel.
Par Adeline - Publié dans : ade-en-asie
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